Compléments d'information

 

Coût de l'A45
L'A45 contraire au PDU
L'A45 : une catastrophe économique
L'A45 : une catastrophe environnementale
L'A45 : contraire aux accords de Kyoto
Les alternatives

 

Coût de l'A45

 

Notre pétition :


     L'A45 a été jugée irréalisable et beaucoup trop chère par l'audit technique et financier commandé par le gouvernement Raffarin au printemps 2003. En effet, à hauteur de 1,8 milliard d'euros, ce projet a été déclaré difficilement concédable à une société autoroutière : les collectivités territoriales devraient alors financer les travaux avec l'argent du contribuable.

La CCI dit :


     L'A45 n'a nullement été jugée " irréalisable et trop chère " par l'audit de 2003. Son coût est estimé à 1 Md € HT, et non 1,8 Md €. Le Comité interministériel d'Aménagement Du Territoire (C.I.A.DT.) du 18 12 2003 classe l'A45 parmi les projets nationaux à réaliser en priorité.

Notre complément d'information :


     Pour le projet de l'A45, le rapport d'audit pour le gouvernement sur les grands projets d'implantation de transport, de février 2003, est clair : "l'importance de son coût (A45) la rend non concédable. La subvention qu'il conviendrait verser au concessionnaire peut en effet être estimée première approche à 86% de son coût de construction".

     La CCI a la mémoire courte, en effet dans un communiqué de presse du 10/03/2003, elle écrivait : "Désapprobation. Le rapport préconise l'ABANDON de l'autoroute A45 Lyon-St Etienne au motif qu'elle serait trop chère et qu'elle nécessiterait 90% de fonds publics. Cette préconisation est la plus surprenante du rapport et nous nous y opposons avec vigueur."

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :


     S'agissant du coût et du financement, le dernier mot appartient au constructeur: le concessionnaire, qui sera choisi en 2008. Personne n'est donc en situation de dire aujourd'hui s'il faudra un financement public, et à plus forte raison pour quel montant. Il est même tout à fait possible que le concessionnaire finance la totalité de l'A 45, sans demander d'argent public. L'A 65 (Pau / Langon). L'A 41 (St-Julien-le-Genevois / Villy-le-Pejoux), le viaduc de Millau ont été construits sans financement public, c'est à dire sans appel au contribuable, mais seulement, via le péage, à l'usager. Or, leurs perspectives de trafic étaient moindres que celles de !'A45.

Notre complément d'information :

     La non rentabilité du projet A45 est assurée ! En effet généralement une autoroute de plaine a un coût de construction d'environ 8 millions d'euros au km et on estime que sa rentabilité est assurée avec une circulation quotidienne de 25 000 voitures. L'A45 va coûter 32 millions d'euros au km ce qui signifie que son seuil de rentabilité serait de 100 000 voitures par jour, objectif tout à fait irréaliste et heureusement !!

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     Sans A45, il faudra élargir l'A47, dont le financement (850 M€ à 1 Md €) sera pour le coup à l'entière charge du contribuable.

Notre complément d'information :

     Le montant nécessaire à la requalification de l'A47 pour écouler les trafics de 2020 s'élève à 277 millions d'euros, à comparer à la subvention d'équilibre de l'A45 estimée à 600 millions d'euros.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

L'A45 est contraire au PDU

Notre pétition :

     L'A45 est contraire au PDU (Plan de Déplacements Urbains) car cette autoroute serait une pénétrante dans l'agglomération lyonnaise : elle apporterait encore plus de véhicules et participerait à un engorgement encore plus grave de la circulation automobile.

La CCI dit :

     L'A 45 n'est pas contraire au PDU de l'agglomération lyonnaise. Sous le nom d'A 450, elle est le seul tronçon existant de l'autoroute et sert à l'acheminement quotidien des riverains de l'Ouest lyonnais. Et ce tronçon a été déclaré d'utilité publique en 1962 ! Si l'A 45 est contraire au PDU, il faut fermer l'A 450 ! Avec l'A 45, l'A 450 est laissée à 2x2 voies : il n'y a pas d'augmentation de la capacité.

Notre complément d'information :

     La situation aujourd'hui embouteillée aux heures de pointe ne fera qu'empirer. "Les automobilistes doivent accepter de subir une situation dégradée à l'entrée d'une grande agglomération aux heures de pointe" (A45-Lette N°8-novembre 2006)

     La CCI reconnaît d'ailleurs que l'A45 n'apportera aucune solution puisqu'elle écrit : " Que ce soit avec des bus ou des tramways, peu importe. Ce qui est certain, c'est qu'il sera, dans 10 ou15 ans (c'est-à-dire dès la mise en service de l'A45), si rien n'est fait, parfaitement impossible de pénétrer dans Lyon, autrement que par ces relais collectifs" (cf. dossier _complet). Les usagers de l'A45 devront donc après avoir acquitté le péage, laisser leur véhicule à Brignais/Sept chemins (au niveau du péage) et emprunter les transports en commun. Quelle belle solution cette A45, vous ne trouvez pas ?

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     Les études montrent qu'en 2020, il y aura 210 000 véhicules au niveau de Pierre Bénite. Sur ces 210 000, seul un supplément de 5 000 véhicules apparaît avec la mise en service de l'A 45 (trafic nouveau provoqué par la nouvelle autoroute) : l'A 45 va essentiellement rééquilibrer le trafic avec l'A 47, l'A 45 soulageant l'A 47-A 7 d'une partie de son trafic (environ 20 000 véhicules/jour)

Notre pétition :

     L'A45 aboutirait dans l'agglomération lyonnaise au niveau de Pierre-Bénite/Feyzin dans une zone Seveso très dangereuse déjà engorgée chaque matin et chaque soir par la circulation pendulaire malgré les travaux qui ont été réalisés pour l'élargissement de l'A450 (dite " voie rapide " !) : faudrait-il alors élargir à nouveau cette A450 à 2 x 5 voies et construire un nouveau pont sur le Rhône pour rejoindre I'A7 ?

La CCI dit :

     L'A 45 est compatible avec les prescriptions relatives aux infrastructures dans les périmètres à risques mentionnés dans les documents d'urbanisme. De plus, elle retirera environ 20 000 véhicules de l'A 7, c'est-à-dire du couloir de la chimie. Si l'A450 est élargie, la 3ème voie sera réservée aux transports collectifs. La question n'est pas tranchée. L'arrivée à LYON est aujourd'hui difficile à l'heure de pointe à cause des échangeurs à 1 voie entre A450/RD15, A450/A7 et A7/bd Pierre SEMARD. L'amélioration du fonctionnement des échangeurs est prévue. En 2020, avec l'A45, le temps de traversée du " nœud de Pierre Bénite " sera régulé sans congestion.

Notre complément d'information :

     L'A450 est aujourd'hui saturée aux heures de pointe et ce n'est pas l'arrivée de 25 à 30 000 véhicules supplémentaires qui vont améliorer la situation même si quelques aménagements sont réalisés. Ces derniers ne sont pas à la hauteur de la situation.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     En revanche, la construction d'un pont sur le Rhône en prolongement de l'A 450 serait incompatible avec le Plan de Déplacements Urbains de l'agglomération lyonnaise, lequel prescrit un gel des pénétrantes.

L'A45 : une catastrophe économique

Notre pétition :

     L'A45 est dénoncée par les spécialistes de l'économie des transports qui affirment que lorsque deux agglomérations sont reliées par des voies autoroutières, c'est toujours la plus importante (en l'occurrence Lyon) qui en bénéficie sur le plan économique au détriment de la plus faible.

La CCI dit :

     Il y a également des spécialistes des transports qui montrent en quoi une autoroute est un vecteur de développement (cf. l'ouvrage de Jean POULIT " le territoire des hommes ", BOURIN Editeur). L'ouverture de l'A 45 sera concomitante de la fin du programme de réhabilitation de tout le tissu urbain stéphanois, l'un des premiers programmes de France pour le montant des investissements : il faut une infrastructure fiable correspondant à l'attractivité retrouvée de Saint-Étienne.

Notre complément d'information :

     Le Conseil Général des Ponts et Chaussées a démontré (rapport Brua) qu'aucun lien automatique ne peut être établi entre la vitalité économique d'un territoire et la qualité de sa desserte autoroutière.

     A son tour, la Cour des Comptes, en 2000, a fait la même démonstration, exemples à l'appui. La bonne desserte autoroutière d'Avallon ou de Brioude n'a pas empêché leur lent déclin économique. Inversement, la desserte médiocre de Ganges-le-Vigan n'y a pas entravé l'implantation de nouvelles industries ou à Cholet le développement d'un tissu industriel ancien. D'après une étude du SETRA, citée par la Cour des Comptes, 15% des entreprises de Clermont-Ferrand ont subi une concurrence forte de la part des entreprises lyonnaises lors de l'ouverture de l'A72, ce qui s'est traduit par une diminution de leurs parts de marché et la disparition d'une partie de leur activité. A Manosque, 10% des entreprises locales estimaient être dans une situation plus défavorable face à leurs concurrents depuis l'ouverture de l'A51.

     " L'augmentation des facilités de déplacement intensifie la concurrence. La mise en service d'une liaison autoroutière accroît notamment les aires de chalandise des grandes surfaces au détriment des petits commerces. De façon générale, les études a posteriori font apparaître que les infrastructures autoroutières renforcent les pôles d'activité les plus dynamiques au détriment des centres moins importants. " (rapport de la Cour des comptes, chapitre 3, section 3).

     Les études existantes montrent que la création de bons accès autoroutiers n'évite pas le déclin économique car ceux-ci ne créent ni les matières premières, ni les sources d'énergie, ni la main d'œuvre qualifiée, ni l'environnement scientifique et technique que recherchent la plupart des entreprises. Il y a des autoroutes sans développement et du développement sans autoroutes.

     "La desserte routière ne constitue pas le critère déterminant de localisation des entreprises : l'infrastructure autoroutière n'intervient qu'en quatrième ou cinquième position parmi les critères de localisation cités par les entreprises après la présence de main-d'oeuvre qualifiée, la nature du tissu économique, la proximité d'un centre urbain et les facilités d'installation liées aux mesures incitatives offertes par les acteurs publics.". (rapport de la Cour des comptes, chapitre 3, section 3). François Plassard, économiste au CNRS en 1993, disait déjà à cette époque que "les déclarations sur les bienfaits des autoroutes ne reposent sur aucun fondement scientifique et relèvent de l'incantation".

     C'est le contraire de l'objectif recherché qui risque de se produire. Ainsi, la création de l'A47 n'a pas empêché le dépérissement économique de la région stéphanoise. Au contraire, l'A47 a favorisé l'exode de main d'œuvre vers la région lyonnaise, ce qui explique qu'actuellement 74% du trafic de cette voie rapide est du déplacement pendulaire, le matin pour aller travailler vers Lyon, le soir pour rentrer vers Saint-Etienne.

     Le projet de l'A45 crée donc une illusion économique. Plus gravement, l'agglomération lyonnaise risque d'aspirer encore plus les emplois et les entreprises du bassin stéphanois. Quand on voit que les entreprises de Clermont Ferrand ont vu une diminution de leurs parts de marché avec l'ouverture de l'A72, on peut se demander combien d'entreprises stéphanoises disparaîtront étant situées bien plus près de LYON.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     Par ailleurs, fait marquant des 15 dernières années, le niveau de population du département ne baisse plus.

     La Loire connaît même une inversion de tendance depuis 2004, où l'INSEE estime le nombre de ligériens à 731 895, soit +0,4% entre 1998 et 2004.

Notre complément d'information :

     Durant l'heure de pointe du matin, il existe sur A47 un bouchon récurrent au niveau de la traversée de Givors et du Rhône dans le sens Saint-Etienne ==> Lyon,….. A l'heure de pointe du soir, la congestion se retrouve dans l'autre sens de circulation, dans le sens des retours de Lyon, ….(cf dossier d'enquête).

     La tendance actuelle qui fait apparaître Lyon comme un lieu de travail et Saint-Etienne comme un lieu de résidence, tendrait à se renforcer.

     Les problèmes de circulation entre les deux agglomérations sont donc bien liés au déplacements pendulaires domicile/ travail et peuvent par conséquent être résolus avec le développement des transports collectifs.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

Notre pétition :

     Avec I'A45, les entreprises locales et les emplois locaux s'envoleraient encore plus vite de Saint-Etienne pour rejoindre l'agglomération lyonnaise. Les Stéphanois seraient encore plus sanctionnés. La ville de Valence, pourtant desservie par I'A7, la RN7, la RN86 toute proche, a le taux de chômage le plus fort de la Région. C'est encore pour cela que je suis opposé à I'A45.

La CCI dit :

     A cause de l'A 47, 25% des chefs d'entreprise de Lyon, Saint-Etienne, Le Puy renoncent à développer leur activité, A cause de l'A47, 20% des chefs d'entreprise envisagent de déménager leur activité (sondage IFOP juillet 2006). Le programme de réhabilitation de Saint Etienne a précisément pour but de rétablir i'attractivité de la ville.

Notre complément d'information :

     L'handicap du à l'A 47 est tout à fait relatif car pour ne prendre qu'un exemple elle n'a aucunement handicapé le développement de la zone STELYTEC de St Chamond puisque Noël Paul, adjoint aux affaires économiques soulignait, avec satisfaction, en 2003 "En un an, nous avons commercialisé cinq hectares de terrains à Stelytec". Cette zone, passée dans le giron communautaire de Saint-Etienne Métropole en 2001, doit faire face, en effet, à une certaine 'pénurie'. "Deux ou trois parcelles restent à commercialiser", toujours selon Noël Paul, soit moins de trois hectares sur plus de vingt cessibles.

     Depuis sa création, en 1992, dans le cadre d'une convention de coopération unique entre les villes de Saint-Chamond, Saint-Etienne et Lyon, Stelytec a réussi à capter vingt-quatre entreprises industrielles et tertiaires, du fabricant de produits frais biologiques pour traiteur Caro au rubanier Berthéas, en passant par la société de conseil et formation en organisation du travail, Socofor-Trapec, soit quelque 520 emplois au total. Ce nombre devrait être rapidement porté à 550, voire à plus de 600, dans un délai de trois ans, compte tenu des développements en cours.

     La CCI cite l'exemple de "Casino, 1er employeur régional et 5ème groupe de distribution français, qui a déjà "délocalisé" sa centrale d'achats (500 personnes) en région parisienne". Il est vrai que cette région a une circulation parfaitement fluide, l'île de France ne totalise que 85% des bouchons nationaux.

     Les positions de la CCI ne sont pas cohérentes. On ne peut pas à la fois encourager les déplacements et vouloir retenir les emplois dans la cité stéphanoise.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

L'A45 : une catastrophe environnementale

 

Notre pétition :

     L'A45 serait une catastrophe sur le plan économique, agricole et environnemental pour les zones traversées : plus de 400 hectares seront enlevés à des zones fruitières, maraîchères, viticoles ou naturelles protégées. L'agriculture de toute une région serait même sinistrée sur une bande de 8 à 10 kilomètres de largeur à cause de la pollution propagée par les gaz d'échappement.

La CCI dit :

     C'est l'A 47 qui est une catastrophe écologique, en premier lieu pour ses 100 000 à 300 000 riverains (contre 2 800 pour l'A45).

Notre complément d'information :

     Le chiffre de 2 800 riverains pour la future A45 est tout à fait fantaisiste même s'il est dans le dossier de l'état quand on sait que rien que la commune de la Talaudière qui sera coupée en deux par cette infrastructure compte plus de 5 000 habitants. A ce propos si ce projet se réalisait on pourrait voir apparaître un nouveau "MUR DE LA HONTE" de 5 m de hauteur sur 1,5 km de long qui couperait le village en deux.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     L'A 47, ce sont 2 700 bouchons / an, suscitant pollution et gaspillages d'énergie. Les eaux de ruissellement se déversent directement dans le Gier, sans traitement, après avoir lessivé l'A 47 des ses huiles, hydrocarbures et autres déchets !

Notre complément d'information :

     Après de telles affirmations on comprendrait mal que l'on laisse la situation en l'état jusqu'en 2015 ou 2020. Il faut agir dès aujourd'hui en réhabilitant l'A47.

     Situation actuelle : Sur l'A450 les encombrements sont élevés, mais restent bien plus faibles que sur A47 ou A7. Ils ne cessent de croître d'année en année. Sur A47, 55% des encombrements sont dus au niveau de trafic élevé. Ensuite, les accidents ou chantiers sont les principaux générateurs d'encombrements. Sur A7 et A450 la cause principale des encombrements est à plus de 90 % le débit de trafic élevé qui dépasse la capacité d'écoulement de l'infrastructure. (cf dossier d'enquête)

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     Sur le plan économique, les seules pertes de temps ont été évaluées à 15 milliards d'euros sur une période de trente ans, soit 15 A 45 !

Notre complément d'information :

     Il est extrêmement difficile de mesurer précisément les coûts directs ou indirects générés par les difficultés de circulation sur l'A47 : c'est la CCI qui l'écrit dans son dossier, permettez nous donc de prendre avec une extrême précaution des chiffres qui n'ont pas beaucoup de sens !

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     L'emprise de l'A 45 est de 350 hectares, qui ne sont pas 350 hectares de terres agricoles ! Pour la Chambre d'Agriculture de la Loire, l'A 45 est une opportunité pour une meilleure structuration de la filière économique de l'arboriculture.

Notre complément d'information :

     Oui effectivement les 350 hectares ne sont pas tous des terres agricoles puisque l'A45 passe en pleine zone urbanisée (La Talaudière, Sorbiers, L'Etrat,……!)

     Quant à l'opportunité annoncée par la chambre d'agriculture de la Loire, elle pourrait prêter à sourire si le sujet n'était pas aussi grave. L'A45 serait un coup de poignard à une agriculture de qualité qui s'est développée dans les coteaux du jarez et du lyonnais. IL Y A INCOMPATIBILTE ENTRE AGRICULTURE ET AUTOROUTE N'EN DEPLAISE A LA CCI ! Le soutien de CASINO à un tel projet est d'ailleurs tout aussi incompréhensible puisque cette infrastructure anéantirait une source d'approvisionnement fruitière et maraîchère de qualité. Quand on connaît la réglementation en matière de normes alimentaires, il n'est pas possible d'imaginer une survie quelconque de la moindre trace d'agriculture.

     Le dossier est clair sur le sujet agricole : "Dans un espace où de nombreuses exploitations agricoles sont fortement exposées à la concurrence d'autres usages du sol, la perte supplémentaire de surface agricole que va engendrer l'emprise du projet risque fort d'avoir des impacts négatifs sur certaines productions et remettre en question la pérennité des exploitations concernées…. Pourtant le secteur est dynamique et porteur d'enjeux grâce à des productions spécialisées à forte valeur ajoutée….."

     La CCI reconnaît d'ailleurs les impacts négatifs de ce projet puisqu'elle écrit : "S'agissant de l'arboriculture des coteaux du Jarez : Les risques liés à l'A45 sont de deux ordres : la destruction d'un potentiel agricole dynamique et bien adapté à la zone, la pression urbaine, dans un contexte où prédominent les petites exploitations.""S'agissant de l'agriculture du plateau de Mornant : L'A45 aura notamment un double impact sur l'agriculture du plateau de Mornant : désorganisation des déplacements et des circuits de commercialisation, l'augmentation de la pression urbaine, l'A45 " risquant de favoriser un développement d'activités et d'habitat ". (cf fiches argumentaires)

     Comment la CCI ose-t-elle encore parler d'agriculture alors M. Moissonnier directeur général de cette même CCI déclarait en parlant de l'aéroport d'Andrézieux Bouthéon "Nous avons vocation à devenir l'aéroport ouest de cette grande agglomération. Dans cinquante ans, LYON ressemblera à LOS ANGELES. La métropole formera une unité, de Saint-Etienne au nord de l'Isère. Comme toute grande agglo, elle aura besoin d'aéroports." Le Point - Le 16 mars 2003. APRES LES VOITURES VOICI LES AVIONS !

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     Les polluants des gaz d'échappement sont strictement circonscrits à leur lieu d'émission. Ils ne se répandent pas. Enfin, le plus haut niveau de protection des riverains, de la faune, de la flore, des ressources naturelles est inscrit dans le projet A 45 : 300 pages sur les 400 du dossier d'enquête sont consacrées à cet objectif.

Notre complément d'information :

     Le projet A45 ne prévoit aucune mesure contre la pollution atmosphérique. Toutefois, peut-on arrêter la diffusion des polluants gazeux ? Or, les risques pour la santé des riverains sont importants.

     L'Agence Française de Sécurité Sanitaire et Environnementale (AFSSE) a étudié les résultats d'études conduites par Pope sur la santé de groupes de population américains, et ceux d'une étude semblable en Europe du nord. Ces recherches concluent à l'existence d'une relation significative entre une exposition à la pollution automobile au long court et le cancer du poumon. Toutes estiment que l'espérance de vie est réduite par cette exposition. De même, l'étude de Kûnzli réalisée en 2000, portant sur la France, l'Autriche et la Suisse révèle que 6% de la mortalité totale serait imputable à la pollution atmosphérique, dont 3% due à la pollution automobile.

     Plus précisément, le trafic routier génère des oxydes de souffre (SO2) et des oxydes d'azote ( NO et NO2) qui irritent les voies respiratoires ; des composés organiques volatiles, dont le benzène de l'essence sans plomb, (COV) qui altèrent les voies respiratoires et ont des effets cancérigènes ; des métaux toxiques qui ont des effets à court et à long terme, sur le système nerveux, les fonctions hépatiques, rénales, et respiratoires ; des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dont les effets cancérigènes sont anciennement connus.

     Plus précisément encore, le trafic routier génère des particules fines (PM10 et/ou PM2,5) qui pénètrent dans l'arbre pulmonaire, provoquant irritations et altération de la respiration, et qui sont cancérigènes.

     L'AFSSE a conduit une étude en 2002 portant sur les décès en France liés aux particules fines : chez les sujets âgés de plus de 30 ans, en utilisant le risque relatif moyen, 11% des décès par cancer du poumon et 7% des mortalités cardio-vasculaires sont dus à l'exposition aux particules fines PM 2,5. "En particulier, les données récentes (nord américaines et nord européennes) montrent que les niveaux de particules fines sont fortement associées à la mortalité pour diverses causes spécifiques et à un ensemble de manifestations morbides." Les observations de groupes de population révèlent que l'exposition à long terme aux particules fines réduit significativement l'espérance de vie. L'AFSSE renforce ses conclusions en citant les résultats de l'étude de Pope conduite aux USA en 2002 : chaque augmentation de 10 g/m3 des concentrations ambiantes moyennes de PM 2,5 à long terme est associée à une augmentation minimale de 4% du risque de mortalité totale, 6% de la mortalité cardio-respiratoire, et de 8% de la mortalité par cancer du poumon.

     Suite à l'audit de 2003, l'état a revu son projet à la baisse afin d'en diminuer le coût, en conséquence nous ne pouvons qu'être inquiets pour ce qui touche à l'environnement, d'autant que l'essentiel du dossier repose sur des études beaucoup trop anciennes. Des surcoûts sont très probables et le traitement environnemental pour atténuer les dégâts causés par cette nouvelle infrastructure risque bien d'être très limité quoique puisse affirmer la CCI.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

L'A45 est contraire aux accords de Kyoto

 

Notre pétition :

     L'A45 est contraire aux accords de Kyoto signés par la France qui stipulent que les gaz à effet de serre doivent être divisés par 4 d'ici l'an 2050.

La CCI dit :

     La France respecte d'ores et déjà l'engagement pris à KYOTO de stabiliser le niveau de ses émissions de CO2 au niveau de 1990. De ce point de vue, un véhicule circulant est infiniment moins polluant qu'un véhicule dont le moteur tourne au ralenti dans !es embouteillages. L'A 45 constituera donc un progrès par rapport à l'A 47 (2 700 bouchons / an).

Notre complément d'information :

     L'effet du programme sur l'effet de serre est valorisé négativement à 25 millions d'euros, suite à l'augmentation générale de la circulation sur le réseau en kilomètres parcourus. (cf dossier d'enquête)

     Récemment, nous avons pu lire dans notre quotidien du dimanche en première page : "l'effet de serre empoisonne Rhône- Alpes", "principal responsable : les transports". C'est l'observatoire régional des émissions de gaz à effet de serre (c'est à dire Rhône-Alpes Energie Environnement) qui tire la sonnette d'alarme.

     Les auteurs du dossier d'APS estiment que cette nouvelle autoroute augmenterait nos émissions de CO2 de 12% à l'horizon 2035 (p 121). Les émissions de gaz à effet de serre sont d'ailleurs monétarisés (p 364) : 40 000 € /jour de plus uniquement dus à cette nouvelle autoroute. Ce qui fait quand même environ 15 M€/an d'après cette étude.

La CCI dit :

     L'accord entre l'Union européenne, les constructeurs d'automobiles européens, japonais et coréens, fixe l'objectif de limiter d'ici 2008 les émissions de CO2 des voitures à 140g/krn. S'agissant des poids lourds, la norme Euro IV divise les émissions de gaz d'échappement par un facteur de 5 à 8, et les émissions de particules par 20. La norme Euro V, encore plus sévère, est en cours de mise en place. La part de la circulation routière dans l'émission des gaz à effet de serre n'est que de 27%.

Notre complément d'information :

     LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : UNE URGENCE AU NIVEAU MONDIAL
Le Progrès - Le 31 octobre 2006.
Selon un rapport britannique, le réchauffement climatique pourrait entraîner un ralentissement de l'économie mondiale pour un coût estimé à plus de 5 500 milliards d'euros. Il est donc urgent d'agir. La communauté internationale a été appelée à se mobliliser pour endiguer le réchauffement climatique qui pourrait causer une récession économique "d'une ampleur catastrophique".

(...) "La tâche est urgente, retarder l'action même d'une décennie ou deux, nous entraînerait sur un territoire dangereux" a averti Sir Nicholas Stern, "cela doit se faire maintenant et internationalement". (...)

Les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique... ont une tendance à la hausse pour la période de 2000 à 2004. (...) Le secteur des transports a enregistré une hausse de 23,9 % entre 1990 et 2004.(...)

Il n'est nul besoin d'être expert en la matière pour comprendre que si nous continuons sur la tendance actuelle, les objectifs du protocole de Kyoto ne seront pas atteints, le graphique ci-dessous le démontre sans contestation possible ; toute autre affirmation relève d'une méconnaissance totale du problème.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

Notre pétition :

     L'A45 serait obsolète dès sa mise en service à cause du prix du carburant. En effet, le baril, aujourd'hui à plus de 70 dollars, pourrait bien atteindre 150 dollars (des spécialistes disent même 300 dollars !). Comme aucun carburant de substitution ne serait moins cher que le pétrole, le transport des personnes et des marchandises par voie routière deviendrait un luxe.

La CCI dit :

     Rien ne permet de préjuger du prix du baril et des nouvelles énergies.

Notre pétition :

En imaginant que le paragraphe précédent ne se réalise pas, les chiffres de l'Etat démontrent alors que, trois ans après la réalisation de I'A45, l'A47 serait aussi saturée qu'elle ne l'est aujourd'hui.

La CCI dit :

     Aucune étude des services de l'Etat n'affirme une telle conclusion. L'A 45 a précisément pour but de remédier à la saturation de l'A 47.

Notre complément d'information :

     Toute nouvelle autoroute constitue un aspirateur à voitures. Regardons les chiffres : en 2004 d'après l'étude ce sont 60 000 v/j. Réponse avec l'A45 ? En 2020 il y aura 79 000 v/j à Givors sur l'A47. Qu'aurons nous résolu ? Rien, ils auront les mêmes bouchons à Givors.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

Les alternatives

 

Notre pétition :

     L'A45 pourrait avantageusement être remplacée par une série de travaux sur I'A47 existante entre Givors et Saint-Chamond comme cela a déjà été fait en amont de Saint-Chamond lorsque Saint-Etienne a été retenue pour les matchs de la coupe du monde de football en 1 998. Ces travaux en aval de Saint-Chamond consisteraient à sécuriser I'A47, à rendre le trafic plus fluide et à réaliser impérativement des aménagements pour les riverains. Je suis favorable à l'aménagement de I'A47.

La CCI dit :

     Sans A45, I'A47 sera hors service d'ici 2020. L'alternative à I'A45 passe par un élargissement de l'A47. Celui-ci constitue une impasse technique, budgétaire, environnementale (cf dossier d'enquête).
      Technique : destruction des traversées de Rive-de-Gier et de Givors ; travaux sous circulation, soit des années d'embouteillages ; pas de solution apportée dans ce cas à l'absence d'itinéraire alternatif entre Lyon et Saint-Etienne.
      Budgétaire : entre 850M€ et 1 Md € HT, soit !e coût de l'A 45 mais avec un financement 100% public dans ce cas, c'est-à-dire 100% contribuables. Au rythme actuel des financements publics, ses travaux s'étaleraient sur une quarantaine d'années. 40 ans d'embouteillages !
      Environnementale : doubler l'A 47, c'est doubler les nuisances des 100 000 à 300 000 riverains.

Notre complément d'information :

     Lesalternatives passent par une requalification de l'A47 afin d'améliorer, sa sécurité (création de bandes d'arrêt de sécurite, allongement des bretelles d'accès, modulation de la vitesse selon le trafic,....), les conditions de circulation et les conditions de vie des riverains immédiatement et non dans 15 ou 20 ans comme le préconise la CCI.

     Les alternatives passent aussi par la prise en compte des habitants de Givors qui sont superbement ignorés dans le projet A45. L'A47 qui traverse la ville est une véritable catastrophe écologique et humaine, (nous sommes d'accord sur ce point avec la CCI). La demande, maintes fois réitérée, de la ville de Givors et du Conseil Général du Rhône, d'un enfouissement de l'A47 dans la traversée de Givors, qui déboucherait au sud sur l'A7, pour enfin préserver Givors, décharger le pont de l'autoroute et contourner le nœud de l'étoile autoroutière A47-A7-A46, doit être satisfaite immédiatement (nous sommes en désaccord avec la CCI qui propose aux givordins d'attendre encore 10 ou 15 ans).

     Ces alternatives vont de paire avec le développement de l'offre ferroviaire (développée ci-dessous) afin de faire baisser le trafic routier sur cet axe. C'est possible, en effet les tendances sont plutôt à la stagnation voire à la baisse du trafic.

     La coupe du monde de foot-ball, en 1998, à Saint-Etienne, a permis la réalisation de travaux importants entre Saint-Etienne et Saint Chamond. Ceux-ci étaient cependant jugés impossible quelques années auparavant ! Ce qui a été fait à cette époque est aujourd'hui faisable, techniquement et budgétairement, en quelques années entre Givors et Saint Chamond, il manque seulement la volonté politique.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

Notre pétition :

     L'A45 pourrait avantageusement être remplacé par la mise en place d'un véritable RER entre Firminy / Saint-Etienne et Lyon avec prolongation vers l'Aéroport Saint-Exupéry. Les études démontrent que l'on pourrait sans difficulté faire circuler plus de 100 000 voyageurs sur une telle voie ferrée, ce qui est bien plus que la capacité de I'A45 (et à moindre coût). Il faudrait une taxe pour les poids lourds compte tenu de leur gabarit et de la distance parcourue (comme elle existe en Allemagne ou en Suisse) qui irait à la promotion des autres modes de transports moins polluants.

La CCI dit :

     Il faut aujourd'hui 88 trains pour acheminer 10 700 passagers, qui se déplacent pour l'essentiel aux heures de pointe (7h00-9h00 ; 17h00-19h00). Il en faudrait donc 880 pour en acheminer 100 000 toujours aux heures de pointe. La question de l'acheminement de ces 100 000 personnes à partir de leur gare d'arrivée reste entière. Elle montre que la route et le fer sont complémentaires et non substituables : chaque mode a des spécificités que l'autre mode ne peut assumer.

Notre complément d'information :

     100 000 véhicules : ce sont les projections de trafic sur l'A47 en 2020 si rien n'est fait d'ici là.

     100 000 passagers : c'est le nombre de voyageurs qui peuvent être transportés chaque jour par le tramway T3 inauguré récemment à Paris.

     950 places assises sur un seul niveau : c'est la capacité de la nouvelle Automotrice Transilienne qui sera mise en service à partir de 2007. Ce choix, qui offre une moindre capacité que le matériel à deux niveaux (950 places assises + debout au lieu de 1250 pour le MI2N) a été fait, selon la SNCF et la Région, dans un souci de plus grande sécurité et de meilleure accessibilité.

     La route et le fer sont certes complémentaires mais on ne peut pas faire les calculs comme le fait la CCI avec 100 000 véhicules sur l'A47 et 100 000 passagers dans les trains de la SNCF. Ils seront dans leur voiture ou dans le train. D'autre part on parle avec ces chiffres de déplacement journalier et pas uniquement aux heures de pointe. L'alternative que nous proposons en matière de transport ferroviaire est donc tout à fait pertinente, d'autant que le temps consacré aux déplacements peut être utilisé pour une autre activité (le passager SNCF n'ayant plus à conduire) et que sa fiabilité est assurée quelles que soient les conditions atmosphériques.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     N.B. : coût d'une nouvelle voie ferrée : 1,6 Md €. Sans aller jusque là, des aménagements sont nécessaires pour faire jouer à la ligne Lyon / Saint-Etienne sa pleine complémentarité avec l'A 45 : intégration tarifaire, cadencement toute la journée, tram-train. Le coût de mesures est estimé à 145 millions d'euros.

Notre complément d'information :

     Cet avis n'est pas étayé par les éléments du dossier, qui au contraire, ouvrent des pistes intéressantes si l'on regarde la liaison Saint-Etienne Lyon sous un autre angle que routier. Quant à une nouvelle taxe, il faut savoir que !a route finance déjà les autres modes de transport, via l'Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France.

     Le financement de cette agence est multiple (40% du produit des amendes des radars automatiques entre autres ……). La route se finance elle-même apparemment : "Avec son premier budget lequel s'élèvera à 635 M€, l'agence sera en mesure de poursuivre des chantiers importants et d'ores et déjà engagés comme le TGV Est et la liaison ferroviaire Perpignan-Figueras. Elle sera également en mesure de lancer en 2005 plusieurs autres opérations comme : les liaisons autoroutières A19 et A41,….".

     La mise en place de l'euro vignette est sans cesse retardée. Aujourd'hui, la France rembourse même partiellement la TIPP pour les poids lourds (3,69 ct€/litre).

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.

La CCI dit :

     Vous pouvez consulter le site officiel de l'Etat sur l'A 45 : www.a45.fr

     D.PERBEN ET N. OLIN ECARTENT POUR L'INSTANT L'ELARGISSEMENT DE L'A7 ET L'A9
Le Progrès - Le 4 décembre 2006.
Le débat public sur la politique des transports dans la Vallée du Rhône et l'Arc Languedocien a "montré qu'une décision d'élargissement serait extrêmement difficile. Il faut donc explorer toutes solutions alternatives", estime le ministre des Transports.(...) Dominique Perben et Nelly Olin, ont décidé de réexaminer cette décision dans cinq ans. En attendant, un observatoire interrégional de la mobilité est lancé. "Il regroupera l'ensemble des acteurs et nous renseignera sur l'efficacité des mesures que nous mettrons en oeuvre" affirme Nelly Olin. Outre leur décision attendue sur les deux autoroutes A7 et A9, les deux ministres confirment ou annoncent un certain nombre de mesures privilégiant le transport ferroviaire, fluvial et maritime, les aménagements routiers à l'est et à l'Ouest du corridor de la Vallée du Rhône (...), en même temps qu'ils préconisent, sur les autoroutes, la réduction des vitesses pour fluidifier le trafic, la modulation des péages en fonction des émissions de gaz des véhicules, l'incitation au covoiturage, l'interdiction localisée de doublement des poids lourds. Enfin, est lancé un plan d'action publique national "transport, urbanisme et effet de serre", affichant des objectifs précis à l'horizon 2020-2025, ceux qu'a explorés Dominique de Villepin lors du dernier Comité Interministériel pour le Développement Durable en novembre (division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050). (...)

     Ce qui est possible pour l'autoroute du sud doit l'être également pour la liaison Saint-Etienne Lyon. Etudions toutes les solutions alternatives sans favoritisme et privilégions le transport ferrovaire beaucoup plus respectueux de l'environnement.

     L'A45 n'est pas d'utilité publique.